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Entreprendre : projet de pharmaciens

2018, l’année de la réalisation pour la pharmacie des Augustins

Il y a 4 ans, Aurélie et Alexandre Perrault ont initié un projet d’envergure, avec le soutien de la municipalité de Saint-Savinien : le regroupement des deux officines savinoises dont ils sont respectivement les titulaires. Nous les avions rencontrés en 2017 (cf. Guide de l’Agencement 2017). Ils nous avaient exposé toutes les étapes de ce long processus les ayant conduits à vivre toute la palette d’émotions entre le découragement et l’enthousiasme. Aujourd’hui, ce projet de longue haleine devient réalité et l’année 2018 sera celle de la concrétisation. Les travaux de construction ont débuté en octobre 2017 et l’ouverture de la pharmacie des Augustins est programmée en septembre prochain. L’occasion pour nous de découvrir cette nouvelle étape avec Alexandre Perrault.

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Lorsque nous vous avons rencontrés en janvier 2017, vous attendiez l’autorisation de permis de construire. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Alexandre Perrault : Nous l’avons reçue peu de temps après la publication du Guide de l’Agencement. Cela nous a peut-être porté chance (rires). Ce permis était le sésame pour la poursuite de notre projet. Nous l’attendions pour déposer la demande de regroupement et de transfert à l’ARS (Agence régionale de santé) de la Nouvelle-Aquitaine, ce que nous avons pu faire dès le mois de février 2017.

La licence de regroupement et de transfert vous a-t-elle été accordée ?

A. P. : Oui. L’autorisation de transférer a été accordée définitivement le 1er septembre, soit huit mois après le dépôt de la demande. Un délai long, qui met les nerfs à rude épreuve. Notre dossier a fait un périple entre Bordeaux, Poitiers et Limoges. Il faut dire que notre demande est tombée dans une période de flou administratif consécutive à la fusion des régions. Nous avons en quelque sorte fait les frais de la restructuration des ARS – l’ARS Nouvelle-Aquitaine englobe les ARS des anciennes régions Poitou-Charentes, Aquitaine et Limousin. Par ailleurs, notre dossier était complexe puisqu’il s’agit d’un regroupement doublé d’un transfert.

Que s’est-il passé ?

A. P. : Notre cabinet comptable a initialement déposé notre demande à Bordeaux, puisque c’est le siège de l’ARS de la nouvelle région. Après deux mois sans réponse, j’ai contacté l’ARS pour faire le point sur le dossier. Nous n’avions pas reçu d’accusé de réception. Bordeaux m’a orienté vers Poitiers, qui finalement m’a orienté vers Limoges. Finalement, le dossier est arrivé à bon port le 5 avril et après une demande d’informations complémentaires par l’inspecteur, il a été déclaré complet en mai 2017. Nous avons perdu deux mois pour des imprécisions administratives. Maintenant, je peux le dire à mes confrères : pour toute demande de transfert en Nouvelle-Aquitaine, c’est à Limoges qu’il faut envoyer les dossiers !

Les travaux de construction ont-ils débuté ?

A. P. : Oui. Le projet devient enfin concret et à l’heure où je vous parle, le gros œuvre du rez-dechaussée est quasi terminé. La dalle a été coulée en décembre et le montage des murs a débuté en janvier. Nous avons opté pour une alimentation électrique par le sol. Les gaines ont été disposées dans la dalle.

En termes de calendrier, comment s’organise le chantier entre la pharmacie et les autres bâtiments qui accueilleront les professionnels de santé ?

A. P. : Du fait des délais imposés par l’administration entre l’accord de transfert et l’ouverture de la nouvelle pharmacie (ce délai est passé de un an à deux ans selon l’ordonnance du 3 janvier 2018 relative aux modalités de transferts et d’installation des officines), la construction de la pharmacie est prioritaire sur toutes les autres. Cela nous permettra de nous installer pendant l’été et d’ouvrir officiellement en septembre 2018. À cette date, la pharmacie des Varennes sera transférée et la pharmacie où je suis actuellement, la pharmacie du Centre, sera officiellement fermée. Les autres professionnels de santé n’ont pas de délais imposés. La construction de leurs bâtiments est prévue plus tard, au printemps et, au final, l’ensemble des bâtiments sera prêt à l’automne.

La construction d’un tel bâtiment doit être longue. Comment met-on ce délai à profit ?

A. P. : Chaque vendredi matin, je rencontre les différents corps de métier qui interviennent sur le chantier. À ce jour, excepté les murs et la position des futurs comptoirs, rien n’est totalement figé. Nous affinons les plans électriques. Nous avons choisi la signalétique et l’enseigne extérieure. Parallèlement, nous travaillons sur l’aspect communication, pour définir un visuel propre à la pharmacie des Augustins. Nous avons fait réaliser par une jeune graphiste notre logo, qui sera apposé sur l’ensemble de nos supports et sur les panneaux à l’intérieur. Nous explorons également les modes de communication numérique, avec notamment l’ouverture d’une page Facebook et d’un site Internet.

Et pour l’agencement ?

A. P. : Nous savons comment seront disposés les meubles mais il reste à confirmer les matériaux. La pharmacie disposera de six comptoirs, plus un qui sera placé à l’entrée. Pour le sol, nous devons choisir le carrelage. Ce qui est sûr, c’est qu’il sera le même partout.

Dans quel état d’esprit êtes-vous depuis que ce projet devient concret ?

A. P. : Nous sommes évidemment impatients d’emménager dans nos nouveaux locaux. Cet enthousiasme est d’ailleurs partagé par nos équipes. Un tel projet est lourd à porter et demande une sacrée énergie. Il y a des moments de doutes, de découragement, en particulier quand on attend les autorisations. Mais je crois que ce projet soutenu par la commune est une vraie opportunité, pour nous et pour les habitants.